La population de sébaste du golfe du Saint-Laurent est en déclin avant même la réouverture de la pêche, selon un rapport

[ad_1]

La dernière évaluation scientifique de la population de sébaste du golfe du Saint-Laurent donne à réfléchir, alors même que les groupes de pêcheurs du Canada atlantique et du Québec se disputent pour savoir qui pourra l’attraper : leur nombre diminue rapidement.

“Je pense que nous en sommes au point où nous voyons clairement qu’il y a une limite à ce boom”, déclare la scientifique fédérale Caroline Senay, spécialiste du sébaste au ministère des Pêches et des Océans (MPO).

Le rapport précède le projet du MPO de rouvrir la pêche plus tard cette année après son effondrement au début des années 1990 et sa fermeture depuis 1995.

La population s’est rétablie au fil des décennies, culminant à environ 4,3 millions de tonnes en 2019 en raison des taux de survie élevés à partir de 2011. Mais le volume estimé de poisson est tombé à 3,3 millions de tonnes en 2021 et à 2,5 millions de tonnes en 2023, le évaluation du stock la plus récente.

Les poissons sont généralement plus petits en longueur et en poids que ceux observés il y a 40 ans, a expliqué Senay.

“Ils se comportent vraiment différemment de la dernière grande cohorte que nous avions dans les années 1980”, a-t-elle déclaré.

Cela amène les défenseurs de l’environnement à se demander pourquoi la pêche va rouvrir.

Katie Schleit, du groupe environnemental Oceans North, a déclaré que les populations de sébaste devraient diminuer avec ou sans pêche et que les prix sont si bas que la pêche ne vaut pas les dommages environnementaux qu’elle causera.

“De toute façon, ce poisson est censé disparaître d’ici 10 ans. Les prix sont terribles, il n’y a pas de marchés. Alors vraiment, quel est l’avantage de retirer tous ces poissons de l’eau ?”

Il y a aussi le problème des prises accessoires – lorsque d’autres espèces sont tuées accidentellement – ​​qui pourraient nuire à la merluche blanche, un poisson de fond semblable à la morue, en voie de disparition, et au flétan, le poisson de fond le plus précieux de la région.

Déclin prévu

Les dernières projections du MPO indiquent que la population diminuera à 10 pour cent des niveaux actuels dans neuf ans, même sans aucune pêche. Il atteindra 10 pour cent dans six ans si la pêche reprend aux niveaux attendus.

“C’est surprenant quand nous avons vu ces chiffres… C’est différent de ce à quoi nous nous attendions”, déclare Senay.

Une femme en blouse porte des gants violets.  Elle manipule un sébaste.
Caroline Senay, scientifique du MPO, affirme que les derniers chiffres sur le sébaste sont surprenants. (Ministère des Pêches et des Océans)

Jan Voutier, directeur de Louisbourg Seafoods au Cap-Breton, affirme qu’il est difficile de réaliser des bénéfices en pêchant du poisson qui se vend 30 ou 40 cents la livre. Louisbourg transforme le sébaste pêché à l’extérieur du golfe du Saint-Laurent et une partie du petit quota autorisé à l’intérieur.

“Je continue de penser que les gens peuvent très rapidement avoir des ennuis s’ils ne sont pas pleinement intégrés et s’ils ne prêtent pas attention aux marchés et à ce qu’ils peuvent faire avec ce poisson”, dit-il.

Voutier estime que la dernière évaluation devrait tempérer les attentes.

“Il y en aura beaucoup pendant une courte période, puis nous reviendrons à des chiffres réalistes et les personnes qui se développeront pour la prochaine génération ou les deux prochaines générations ne prêteront peut-être pas attention à ce que la science nous dit.”

Il a ajouté qu’il existe également un risque d’inondation du marché, ce qui entraînerait une baisse encore plus importante des prix.

La pêche commerciale à grande échelle reprendra en 2024

Le MPO s’apprête à rouvrir la pêche cet été pour deux espèces de sébaste dans la région : le sébaste atlantique et le sébaste acadien. Il a fixé un quota minimum de 25 000 tonnes mais pas de niveau supérieur.

En annonçant la reprise de la pêche commerciale, le MPO a modifié l’allocation partagée entre les différentes flottilles.

La flotte hauturière, principalement basée en Nouvelle-Écosse et comprenant Louisbourg Seafoods, a vu son allocation historique réduite de 20 pour cent.

La flottille crevettière du golfe du Saint-Laurent a reçu 10 pour cent et 10 pour cent ont été réservés aux participants autochtones non identifiés.

À Terre-Neuve, des plaintes ont été déposées selon lesquelles une plus grande partie de l’allocation de sébaste n’était pas accordée aux pêcheurs de cette province.

PLUS D’HISTOIRES À LA UNE

[ad_2]

Source link

Scroll to Top